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Maïthé et Bernard avec leur étalon Blaengur vom Wiesenhof qui est aussi un excellent cheval de selle
Au Haras de la Guillerie, Maïthé et Bernard Poisot élèvent, depuis plus de 20 ans, ces extraordinaires petits chevaux islandais aux cinq allures.
L’Islande, berceau de cette race millénaire qui remonte à l’immigration viking, est fermée à l’importation de chevaux depuis l’an 930. La race islandaise a ainsi conservé ses caractères ancestraux qui la caractérisent : robustesse, rusticité, gentillesse, vivacité et, surtout, le tölt cette allure rapide à quatre temps, si confortables, tant appréciée des cavaliers islandais amateurs de longues randonnées.
Le tölt, allure reine du cheval islandais, s’ajoute aux trois allures traditionnelles pas, trot et galop qui confèrent à l’équitation islandaise sa spécificité dans les aides et transitions. A ces quatre allures s’ajoute, chez beaucoup de sujets de la race, une cinquième, l’amble qui est cultivée chez les plus doués pour les courses de vitesse.
Le cheval islandais est ainsi le seul au monde à pouvoir présenter cinq allures distinctes et différenciées. Au cavalier à apprendre à les maitriser et les utiliser pour son plus grand plaisir.
Bernard pratique l’équitation islandaise en extérieur, randonnées et endurance depuis plus de 20 ans. Formé aux méthodes modernes d’éducation du jeune cheval professé par les maîtres américains, il débourre lui-même les jeunes Islandais du Haras de la Guillerie. Il pratique par ailleurs une équitation de légèreté chère aux maîtres classiques et à leurs disciples. Cette équitation française dans ses principes de base (indépendance des aides, main fixe, flexions, mobilité de la mâchoire, etc.) se trouve parfaitement adaptée aux allures de l’équitation islandaise.
Au Haras de la Guillerie, les jeunes chevaux sont débourrés et reçoivent une première éducation aux longues rennes et sous la selle selon les méthodes douces enseignées par le maître Monty Roberts. Ces quatre ou cinq premières leçons, dans le rond de travail et en liberté, conduisent rapidement à un profond et durable respect mutuel entre l’écuyer, le cheval et son premier cavalier. Les conditions idéales sont ainsi réunies pour un dressage complet dans la confiance réciproque.
Première leçon dans le rond de travail :
En quelques minutes le respect mutuel cheval écuyer est acquis
Le débourrage ne saurait être complet sans le travail à pied, le travail à la longe sans oublier la montée dans le van et le premier transport routier accompagné, la première fois, d’un cheval d’âge.
Le jeune cheval est dressé et mis aux allures sous la selle en carrière et sur la piste ovale avant de sortir en extérieur avec un cheval plus âgé et déjà mis. En fin de dressage le jeune cheval est ainsi devenu familier avec les imprévus rencontrés souvent en équitation d’extérieur tels que chiens, gibier, VTT, quad et autres surprises.
Notre jeune Islandais est ainsi devenu vers l’âge de cinq ou six ans un vrai cheval de selle avec, certes, son caractère et son tempérament propre, mais bien mis et aux ordres. Il peut dès lors sortir en randonnées et être présenté dans les concours d’allures de la race.
Les Poulains de l'année 2009